La série Flux et Ruiné interroge la circulation et la transformation des images à travers le temps. Flux s’inspire d’archives visuelles récupérées, témoignant du flot ininterrompu d’images qui façonnent notre mémoire collective, notamment à l’ère d’Internet. Ruiné revisite des représentations de sculptures anciennes, altérées par un travail pictural qui mêle effacement, reconstruction et une gestuelle résolument contemporaine. Chaque peinture devient ainsi une nouvelle interprétation de l’image, oscillant entre permanence et disparition. Par la matière et le geste, ces œuvres interrogent la manière dont nous percevons et réinventons les traces du passé. Entre figuration et abstraction, Flux et Ruiné explore le dialogue entre histoire et réappropriation visuelle
Cette installation, composée de trois vitrines, joue avec les codes de l’exposition et du mobilier muséal. Les socles sont réalisés à partir de matériaux de chantier récupérés et rappellent les carottages archéologiques. Les filtres colorés disposés dans chaque structure invitent le spectateur à multiplier les points de vue autour de ces trois installations. Chaque vitrine est le résultat d’un jeu d’assemblages d’idées et d’un jeu plastique
figure 01 et k-way
Figure 01 s’inspire de la plus ancienne représentation connue du Christ, une sculpture dont les traits ont été entièrement effacés par le temps. Privé de visage, le portrait prend une dimension quasi mécanique, évoquant une figure abstraite, presque robotique. Le titre renvoie également à la "première figure" décrite par Deleuze et Guattari dans Schizophrénie et Capitalisme, soulignant l’idée d’une identité en mutation, façonnée par l’histoire et le regard contemporain. K-Way, quant à lui, revisite un buste romain classique en le confrontant à une esthétique plus actuelle. Le drapé sculpté, symbole de noblesse et de tradition, est ici transposé dans un langage visuel qui rappelle les matières synthétiques modernes, créant un contraste entre passé et présent. À travers ces œuvres, le dialogue entre mémoire, effacement et transformation des images se poursuit, interrogeant ce qui subsiste et ce qui se métamorphose avec le temps